Deuxième jour de Grève Générale en Grèce.. Mises à jour constantes..

transmission en direct: ici

01.20 GMT +2 Assemblée continue à l’occupation de la mairie de Chania.

24:40 GMT +2 L’assemblée de Monastiraki a décidé de marcher dans le centre. Une marche d’environ 500 personnes a lieu dans les zones centrales de Thisio et Gazi. Certaines personnes de cette foule s’est retrouvé à la place Syntagma, où ils ont rejoint le petit nombre de personnes qui y était resté.

23h-24h mise à jour de province
Thessalonique: une manifestation d’environ 6000 personnes se sont déplacées à travers la ville vers la mairie afin de l’occuper. La manif est aussi passée plus tôt devant des bureaux de membres du parlement. En ce moment les gens sont rassemblés devant la mairie, les escadrons de police sont dans des rues parallèles à la mairie.
Kozani nord de la Grèce: l’occupation du centre de travail de la ville continue
Patra: Assemblée populaire ouverte en cours
Île de Chios: La mairie est occupée par les manifestants
Mitilini, île de Lesvos: Un appel à un PA (mikrofoniki) et un rassemblement sur la place Sapfous a été lancé plus tôt

23:30 GMT +2 La police anti-émeute a vue tout ses arrêt de travail rappelé pour les jours à venir et a été ordonné d’être en état d’alerte élevé.

22:30 GMT +2 Malgré le profond niveau de violence d’État à Athènes aujourd’hui, des milliers restent dans les rues et sur ​​la place Syntagma en résistant. Un assemblé est en cours à la place Monastiraki alors qu’une barricade vient d’être érigé sur Filellinon. Il y a des barrages de police dans plusieurs différents points à travers la ville. Depuis aujourd’hui, tôt le matin, il y a une guerre chimique constante contre le peuple. Les police motocyclistes de DIAS et DELTA ont attaqué et battu des centaines de manifestants autour de la rue Ermou, ont fait des raids sur les prémises universitaires et même les restaurants, battant les touristes et les manifestants. Pour la première fois, le luxueux hôtel King George sur la place Syntagma a été évacuée.

21:30 GMT +2 Le poste de police Exarcheia et deux jeeps de la police sur la rue Tositsa dans le quartier ont tous deux été attaqués en représailles à la vague actuelle de violence d’Etat.

21.00 GMT +2 Au moment où les gens se rassemblent à la place Monastiraki, répondant à l’appel de rassemblement qui avait été annoncé plus tôt afin de coordonner les actions auto-organisés. Les derniers rapports indiquent une assemblée d’environ 600-700 personnes. Presque au même moment, 50 motos des forces de police DELTA et de DIAS ont encerclé la station de métro Akropolis et chassé les gens même à l’intérieur des boutiques et des cafés de la zone. Puis ils passèrent par la rue piétonne Aeropagitou sans hésiter à jeter les gaz – depuis leurs motos tout – contre des gens qui marchait.

20.30 GMT +2 Plusieurs fronts de combats différents tout autour de la ville; barricades en face du King George Ηotel et la plupart des rues entourant la place Syntagma. Les citoyens répondant aux appels répétés d’aide, ont commencé à rejoindre les gens dans la rue; en même temps, les flics ont bloqué même une ambulance qui tentait d’atteindre des manifestants blessés. La brutalité policière est sans diminution. Il y a quelque temps, dans la partie inférieure de la place, les porcs en uniforme ont détenus un jeune et beaucoup d’entre eux l’ont battu avec acharnement. Juste après cela, ils ont eu l’audace de faire le signe V devant les manifestants qui ont essayé d’empêcher la détention.

20.15 GMT +2 Les forces antiémeute du MAT attaquent le périmètre de la place.

19.55 GMT +2 appel urgent à l’aide médicale et de médecins à Syntagma. Il y a un besoin de masques, de médicaments antiacides, de couvertures et d’oxygène.

19.45 GMT +2 environ 1000 personnes sont à nouveau réunis dans le quartier de Kolonaki, après qu’ils aient été expulsés des rues principales.

19.40 GMT +2 Les flics sont à nouveau à jeter des pierres contre les têtes des manifestants.

19.35 GMT +2 Rue Akadimias, à la hauteur de la Faculté de Droit: Une équipe DELTA a entourée un groupe de manifestants. Les gens ont finalement réussi à s’échapper dans les locaux de l’université.

19.30 GMT +2 tension aux Colonnes du Zeus Olympien. Les forces de police tentent de repousser la foule rassemblée.

19.20 GMT +2 Flics sur les marches supérieures à Syntagma, ils raid le carré avec une fureur meurtrière, en jetant des grenades assourdissantes et des pierres contre les manifestants, beaucoup de gaz lacrymogène maintenant. Au moins deux personnes grièvement blessées ont été pris en charge par les médecins. Les gens réagissent avec des jets de pierres. En attendant, il n’y a pas de manifestants a Propylaea (où le rassemblement a été précédemment appelé); seulement quatre escadrons de policiers sont alignés là. La police a bloqué la zone plus large de la place Syntagma, quelques combattants restent sur la place. La plupart des gens se sont dispersés dans les rues et districts environnants.

18.50 GMT +2 les Flics ont tiré des gaz lacrymogènes et ont envahi le bâtiment universitaire du Département des Médias et Communications (sur la rue Kalamiotou, place Kapnikareas), où de nombreux manifestants ont fui. Les flics ont été repoussées.

17.20 GMT +2, Batailles de rues maintenant sur Filellinon. Rapports continus de manifestants grièvement blessés. Un pilier municipal a été brûlé. Tout le monde exige le retrait des flics; grande fatigue et colère du peuple. En dehors de la guerre chimique impitoyable, les flics sont de retour à lancer des pierres contre les manifestants maintenant.

17.10 GMT +2 Flics semblent ouvrir un passage dans Amalias, pour que les députés puissent fuir le parlement. Humeur de confrontation des personnes qui se sont regroupés à Propylées (station de métro Panepistimio est ouverte). Il ya un APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT DE SOIRÉE À PROPYLAEA, à 6 heures.

17.00 GMT +2 Une énorme attaque coordonnée de flics dans la rue Amalias, juste en face du parlement; opération policière apparente pour l’évacuation de la place Syntagma. Gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes innombrables. Les flics ont permis la rue Ermou comme le seule sortis. Station de métro Syntagma fonctionne, mais ses espaces sont surpeuplés. Les gens se battent avec efforts sans précédent. Estimation de 500 manifestants blessés. Les bénévoles du Centre médical de la place Syntagma font des efforts louables pour aider les manifestants blessés. Il ya aussi une unité de soins près d’Athènes Megaron (métro Megaro Moussikis).

16.47 GMT +2 Après un cessez le feu d’une demi-heure, après les nombreuses détentions dans diverses parties du centre-ville, une attaque simultanée de police a été lancée aux quatre coins de la place Syntagma. Les flics raids la place en jetant des produits chimiques. Une arrestation sur la place, parmi beaucoup d’autres détentions; affrontements sur la place.

16.42 GMT +2 accès facile à la place Syntagma via l’ouverture des stations de métro Panepistimio-et Syntagma s’arrête.

16.24 GMT +2 Il vient d’être confirmé que les flics ont également utilisé des balles en caoutchouc contre les manifestants à Syntagma. Par ailleurs, l’utilisation d’un nouveau type de grenades par les flics motards ont été rapportés.

16.10 GMT +2 L’accord (protocole de mi-parcours) a été voté au parlement avec ​​un total de 155 députés. Batailles de rue en cours dans les rues Propylées et Stadiou. Il ya quelque temps les flics motocyclistes de la DELTA et DIAS ont attaqué le quartier. Il ya une façon pour les gens d’atteindre Syntagma – les stations de métro Panepistimio et Syntagma fonctionnent.

15.55 GMT +2 Un détenu sauvagement battu à la jonction de la rue Ermou. Attaques continues contre les infirmiers par les flics. Affrontements trop sévère, mêlées, denses jets de pierres. Guerre chimique.

15.30 GMT +2 opération policière de grande envergure. Gazage lacrymogènes Tirs direct de gaz lacrymogènes contre les manifestants de la place. Les gens paniquent et risquent le danger d’être piétinés. La foule de grévistes divisé en trois parties, vers les rues Mitropoleos, Filellinon et Stadiou. La situation est dangereuse sur Filellinon.

15h07 Grosse opération policière devant l’hôtel Grande Bretagne. Les gens restent sur la place.

14h43 Légère accalmie, mais la police continue de charger la place et d’être systématiquement repoussée. Les gens refusent de partir.Tous les marbres de l’hôtel Grande Bretagne ont été cassés pour être utilisés.

14h16 La police attaque les manifestants avec un nombre sans précédant de tirs de lacrymos. Tout le monde refuse de quitter la place. Le slogan principal est « Pain, Éducation, Liberté – La junte n’a pas fini en 1973 »

14h11 En face du parlement les flics remettent les barrières.

14h00 Chania, Crète : occupation de l’hôtel de ville. L’occupation suit un large rassemblement de solidarité ce matin pour les étudiants et les profs persécutés pour leur investissement dans les protestations l’année dernière, lors de la parade nationale du 28 octobre. A leur manière les manifestants de l’hôtel de ville ont « rendu visite » aux bureaux du PASOK et les ont vandalisés. L’assemblée qui s’est tenue dans l’hôtel de ville occupé a décidé de le tenir jusqu’à 20h00.

13h55 En ce moment ont lieu des affrontements en face du parlement.

13h38 Les barrières devant le parlement n’existeront plus très longtemps ! Les gens les ont détruites ! Incroyable mêlée. La police n’est plus protégée.

13h36 Les flics tirent farouchement des lacrymos sur la foule. Les manifestants sont organisés et déterminés à la lutte. Les mains nues ils renvoient les lacrymos sur les flics ! Personne ne quitte la place !

13h30 Le bloc de 500 manifestants rassemblé à Kallimarmaro décide de se déplacer à Syntagma. Dans le même temps des milliers de personnes sont rassemblées à Syntagma alors que les keufs commencent a tirer des lacrymos rue Amalias.

13h00 Vouli TV retransmet des images d’une salle parlement quasiment vide.

12h45 Deux manifestants interpellés en face du ministère des finances. Les gens ont réussit à les libérer. Les deux personnes arrêtées sur le blocus d’Evangelismos ont été relâché aussi.

12h12 Presque 100 personnes atteignent Zappeion. Les forces de police à moto DIAS sont aussi présentes.

12h00 La police a réussi a tenir deux lieu de passage, un à Zappeion, un autre au musée de la guerre. Les membres du parlement passent par ces entrées. Ces deux points ont besoin de renforts. Dans le même temps les gens retournent à Syntagma alors que des blocs organisés atteignent le lieu.

11h59 Le blocus d’Evangelismo a été perdu. Deux Mercedes transportant des membres du gouvernement ont put traverser l’avenue Vasilissis Sofias vers le parlement.

11h50 Il y a un moment un groupe d’anti autoritaire ont occupé les bureaux centraux du département d’économie de l’Eglise centrale rue Amynas. Ils ont posé une banderole sur le toit avec « expropriation sociale de la propriété de l’église “.

11h40 Environ 10 000 manifestants sont maintenant rassemblés sur la place Syntagma.. Des manifestants des autres villes (Thessalonique, Patras, Chalkdas, Larissa, Volos, Trikala) et le bloc d’Evagelismos arrivent en renfort.

11h25 Jusqu’à présent 8 manifestants blessés ont été transféré à l’hôpital, certains pour avoir été tabassé par les flics d’autres à cause de problèmes respiratoires à cause des gazes.

11h20 Quelques pierres sont jetées à Kallimarmaro.

11h15 Environ 10 membres du parlement ont réussit à rejoindre le parlement. Une importante opération de police a lieu pour sécuriser l’entrée des membres du parlement, pour voter le protocole de mi-parcours du Memorandum qui doit être mis au vote à 14h.

11h07 Des jets de pierres commencent à Kallimarmaro.

11h06 Centre d’Athènes : un grand corps de manifestants passe dans le quartier bourgeois de Kolonaki chantant le slogan : « Pain, Éducation, Liberté – La junte n’a pas fini en 1973.

11h05 Deux personnes interpellées à Evangelismos. Les gens sont forcés d’aller vers Kolonaki

11h00 Thessalonique: la manifestation d’environ 500 syndicalistes de la société d’approvisionnement en eau et d’assainissement de Thessalonique et les syndicats de base se dirige vers le port de la ville.

10h56 Il y a 200 manifestants au blocage d’Evangelismos. Les forces de police sont renforcées.

10h53 Athènes, Kallimarmaro : la police a attaqué les manifestants rue Eratosthenous et ont interpellé une personne.

09h00 Il y a quelques minutes, la police a attaquée férocement environ 500 personnes qui été sur le blocus d’Evangelismos. Les gens ont essayé d’utiliser des fumigènes pour empêcher les unités à moto DIAS de bloquer la route ; utilisation massive de lacrymos ; rapport d’au moins trois manifestants blessés. La station de métro Evangelismos est fermée. Les grévistes se sont regroupés au niveau de l’hotel Hilton ou les flics les attaquent encore. Dans le même temps au blocus du stade Panathenaic [Kallimarmaro], les protestataires de l’assemblée de quartier avait bloqué l’avenue Vassileos Constantinou ont été attaqué et repoussé par deux escadrons de policierset leur bloc a été divisé. La moitié d’eux sont maintenant (à 9h30) sur la rue Eratosthenous et sur l’intersection de l’avenue Vassileos Constantinou ; L’autre moitié est sur la rue Ardittou ; rapport d’au moins une personne blessée.

7h30-10h00 Komotini, Nord de la Grèce: Les locaux de la préfecture de Macédoine-Thrace ont été occupés par une trentaine de personnes de l’assemblée populaire de la place Komotini (citoyens indignés). Après ça, les occupants ont bougé sur la place ou ils se sont rencontrés avec d’autres personnes pour continuer leur actions de contre information comme il l’avaient décidé hier à l’assemblée. Des personnes de Xanthi ont aussi participé à l’occupation.

01H00 Les violences policières continuent . Les flics frappent les gens avec fureur. Les manifestants dénoncent qu’une infirmière a été attaquée avec furie et est sérieusement blessée. Le centre médical d’Athènes appel à des fournitures pharmaceutiques, des médecins bénévoles, des médecins et des infirmières. Besoin urgent de personne pouvant dispenser des premiers soins.

00h45 Sur la partie supérieur de la place les “indignados” gueulent toujours contre la police. Sur la place beaucoup de gens dansent. Au bas des affrontement continuent.

00h44 L’espace du métro Athènien vibre du slogan LA JUNTE NE S’ST PA FINIE EN 1973. Les employés du métro défient les ordres policiers, au lieu de bloquer l’entrée des station, ils aident les gens à échapper à la police.

00H40 Des interpellations sont rapportées jusqu’à maintenant, les tirs de lacrymos continuent sur la partie supérieur de la place, en face du monument du soldat inonnu.

00h30 Athènes : Des flics à moto et des escadrons de police lancent une large opération rue Stadiou : interpellent et frappent sauvagement. Selon un correspondant un manifestant fut tabassé pendant au moins cinq minutes avant d’avoir été expulsé par les flics

00h04 Kalamata, Peloponnese : En ce moment, au moins 100 personnes se dirigent vers le commisarriat de police de la ville, ils manifestent contre la répression à Syntagma.

traductions sabotagemedia et contrainfo.espv.net
source: http://fr.contrainfo.espiv.net/2011/06/29/mercredi-29-juin-mise-a-jour-constante-deuxieme-jour-de-greve-generale-constante/


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One Response to “Mises à jour depuis le deuxième jour de Grève Générale en Grèce, 29 juin”

  1. Liège, dimanche 3 juillet 2011

    Nous nous sommes rendus inexpulsables

    Quelques considérations autour d’une ordonnance et de quelques conséquences

    Il y a maintenant cinq semaines des personnes venues d’horizons différents ont décidé de planter leurs tentes sur la place Saint-Lambert à Liège. Reprenant à leur compte le geste Tunisien, Egyptien puis Espagnole et Grecque de réappropriation de l’espace public, elles ont décidé de camper Place-Saint Lambert puis esplanade Saint-Léonard. Tout le malheur de l’homme est de se sentir étranger sur cette terre, étranger dans cette ville, étranger dans cette vie. Les assemblées populaires tenues chaque jour sont l’occasion, pour tous, de reprendre une parole politique confisquée au sein d’un ordre du monde qui pousse chaque jour d’avantage au retrait, à l’isolement et au désengagement. La vie sur le campement répond à un besoin nécessaire de re-socialisation et d’élaboration de liens de solidarité.

    Ce vendredi 1 juillet dans le courant de la matinée quelques policiers sont venus signifier aux personnes qui se trouvaient sur le campement, qu’elles devaient l’évacuer sans délai et disparaître.

    D’où vient cette volonté des pouvoirs institués de ne pas tolérer les campements sur les places ?

    Habiter l’espace public rend visible des réalités que l’on préfèrerait ne pas voir. Cette visibilité ne peut que croître. Il est bien vrai que nous connaissons des conflits liés à la violence, à l’alcoolisme, à l’exclusion, à la précarité. Mais nous préférons vivre avec cette réalité en apprenant les uns des autres les manières de s’y mouvoir, nous préférons inventer de la communauté là où n’existait que des êtres séparés.

    L’amour du réel qui brule en nous et entre nous n’est pas une plate résignation face à ce qui arrive. C’est un choix, le choix d’accepter les conséquences de nos actions et d’apprendre à les vouloir. « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » à dit un jour un autre amoureux : tout événement qui survient, tout accident peut être l’occasion de se dépasser. La souffrance et la violence font partie de la réalité et elles sont à la fois inéluctables et nécessaires. Il est donc vain et inconséquent de chercher à les supprimer. Nous préférons laisser les contradictions agir, les laisser venir pas à pas, en partant de soi. Laisser les problèmes nous traverser, nous prendre par l’intérieur, pour que du vécu puisse se transformer en expérience et donner lieu à un apprentissage collectif, puis à une maîtrise qui aboutisse à la création d’une politique.

    Ce qui est en cours d’activation, mis en mouvement et s’étend comme expérience de vie collective depuis l’Esplanade Saint-Léonard, comme ailleurs, est sous-estimé dans la portée et l’étendue de sa puissance de transformation. Cette expérience est clairement posée comme hétérogénéité dans le rapport qu’a établit la part des systèmes de pouvoir.

    La politique de la ville de Liège, comme la plupart des institutions de ce monde, a comme unique fonction de gouverner par la crise. A coup de polices, de prisons, de centre-fermés, à coup de morphine, de rilatine, à coup de grands projets pharaoniques et fantasmagoriques, à coup d’événements « festifs » standardisés, le pouvoir administre le désastre sociale que l’économie capitaliste produit chaque jour. Monsieur le Bourgmestre sait, comme le savent tous les potentats, que son siège tient à sa faculté de reculer le plus loin possible le moment inéluctable où n’ayant plus rien à perdre les « laissés-pour-compte » se retourneront contre lui pour l’anéantir. En détruisant l’expérience d’auto-éducation collective en cours Esplanade Saint-Léonard les autorités de la ville participent à l’aggravation de la situation. Il n’y a pas lieu de s’en indigner. Elles ont été fabriquées dans les tissus de ce monde et ne peuvent qu’accélérer sa chute.

    Le peuple est l’inexpulsable qui peut être expulsé. Il habite les rues, les places, les boulevards, les impasses, les gares, les parcs, les épiceries, les cafés, les rives, les squats, les centres sociaux, les collines, … Le rêve de tous les oligarques serait de gouverner sans peuple. De Tunisie en Grèce en passant par Namur, Bruxelles, Gand, Couvain, Liège les (im)puissants de ce monde sont réveillés dans leur délires insomniaques et re-découvrent avec effroi que les peuples sont un volcan mal éteint. Nous conseillons à Monsieur le Bourgmestre d’apprendre à vivre avec la multitude indénombrable que nous sommes. Lui ne peut pas changer de peuple mais il se peut que le peuple se passe de son bourgmestre et prenne en main sa destinée.

    Nous travaillons déjà à l’élaboration de collectivités vouées à d’autres choses que l’exploitation, éprouvant des passions désordonnantes et qui bouleversent la disposition des corps, des fonctions et des identités. Personne ne peut encore dire où ce programme de désordre contrôlé doit amener, mais sans doute à une coexistence moins pacifique et plus intéressante des incompatibles, à une vraie démocratie sans maîtres. En ces temps où l’on assiste jour après jour à la liquidation policière de toute action politique et à la destruction du peu de liberté qui restait, on voit surgir sans s’en rendre compte un peuple qui n’écoutera plus de maîtres, même émancipateurs, ni à l’école ni das la rue ni au travail.

    Réunis, comme chaque jour, en assemblée populaire nous avons décidé de ne pas disparaître, de continuer, de radicaliser l’affirmation du réel en-train-de-se-faire. Par là nous entendons aussi être solidaire et nous souvenir de nos amis de la place Flagey, du carré de Moscou et du square de Stalingrad à Bruxelles qui ont subi le même sort. Les atteintes portées aux formes de vie en voie d’élaboration depuis ces places doivent être prises en considération pour mesurer ce qu’il en est de l’échelle des violences. Nous affirmons par expérience que chaque fois nous en sommes sorti plus fort, certifié dans notre conviction que seule la re-construction de lieux communs d’existence est à même d’affronter la violence engendrée par l’exclusion et la précarité. La machine de destruction mise en branles par les « autorités » de la ville de Liège ne fait que rapprocher nos corps. Loin de nous disperser, face contre face, ce zèle nous a révélé à notre puissance de toucher.

    Nous ne pouvons que continuer cette aventure. On ne sort pas du réel comme on sort en boîte ou comme on interrompt un jeu vidéo.

    Le mouvement de réappropriation de l’espace public est un mouvement pro-pensif, un mouvement de contamination qui s’étend par essaimage. Une assemblée a déjà eu lieu dans la salle d’attend du service chômage de la FGTB, une autre se prépare en Pierreuse, d’autres encore ailleurs. Celles-ci ne se substituent pas à l’assemblée populaire de l’Esplanade Saint-Léonard. Elles sont parallèles, de l’initiative de certains de démultiplier ces assemblées, d’étendre les lieux de parole. L’assemblée populaire est d’abord un outil de réappropriation de la parole politique. C’est un outil qui appartient à toutes et à tous – du moins à qui veux s’en saisir pour faire vivre cette parole – la faire devenir autre chose qu’une indignation sans corps, sans communauté, isolée.

    Il n’y a pas dans le modeste mais réel mouvement des indignés de Liège la volonté de faire de l’assemblée populaire existante – d’abord à la place Saint-Lambert et ensuite à l’Esplanade Saint-Léonard – le monopole d’un mouvement populaire. Nous appelons de nos voeux une multiplicité d’assemblée populaire. Nous allons vers l’expansion, la dissémination de cette puissance sous toutes ces formes d’implication.

    Ceci est notre puissance, des forces tranquilles et joyeuses.

    Quelques passants entre les lieux du peuple des places

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